
I. Représentation personnelle de Paris
1. Photographie de Christophe Jacrot
2. Texte explicatif
La première image qui m’est venue en pensant à la ville de Paris a été une photographie de la tour Eiffel, ainsi que d’autres monuments mondialement connus. Cependant en poussant ma réflexion plus loin je me suis demandé ce qu’évoquait réellement Paris pour moi. J’ai alors pensé à mon quotidien, quel était mon rapport à cette ville,… J’en ai tiré la conclusion que l’endroit dans lequel je passe le plus de temps lorsque je me rends dans cette ville est le RER, ainsi que le métro parisien.
Cette photographie a été prise par Christophe Jacrot depuis les rails lors du passage d’un train. Je l’ai choisie parce que je pense qu’elle représente la plupart des caractéristiques de Paris. Elle évoque le mouvement, la fluidité, la séparation (le métro parisien se compose généralement de deux quais séparés par deux voies en contrebas, ce qui se rapproche de la Seine et de ses deux rives), les perspectives liées aux grands boulevards ainsi qu’aux grandes percées conçues par Haussmann, la notion de passage, de flou, de quelque chose d’insaisissable (des milliers de personnes circulent quotidiennement dans la ville et se croisent sans se connaître). Que ce soit dans le métro ou les rues de Paris, on va d’un lieu à un autre. Par ailleurs le métro est un lieu où l’on se retrouve quotidiennement mêlé à la foule.
Le photographe a voulu créer un effet de lumière : l’ombre et la lumière, le jour et la nuit, l’inconnu et le connu. La ville possède une activité diurne mais aussi nocturne. Il s’agit d’une ville tellement grande que l’on ne pourra jamais la connaître entièrement.
Enfin j’ai choisi cette photographie parce que le métro parisien existe depuis plus d’un siècle. Il est indissociable de Paris.
3. Poème « La parade de Paris »
C’est la parade des grands monuments
Tour Eiffel Notre-Dame
La foule va et vient baguenaude des Champs-Elysées
à la Défense.
Elle flâne du côté de l’Ecole militaire
où les beaux zouaves ont laissé la place
aux embouteillages.
Dans les voitures il y a des gens qui habitent
dans de grandes tours le long des grands boulevards
et qui achètent mille choses dans de grands magasins
et puis vont flâner le long des quais
pour oublier les fumées des usines
qui polluent la Seine
et tuent les légumes dans les jardins de banlieue.
Sous les grandes gares – Gare de Lyon – Gare d’Austerlitz - Gare du Nord – Gare de l’Est – Gare Montparnasse
Le métro conduit aux musées
où derrière les vitrines lumineuses
la reine Karomama sourit avec ses lèvres orientales
et des jeunes filles rêveuses
vont acheter à la FNAC un album plein de photographies
de dieux et d’idoles qu’elles contemplent avec des yeux tristes
de somnambules urbaines.
André Laude
II. Mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris
Fresque station de métro Bastille

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire